Première nuit en Mini

06. mars 2018 Non classé 2
Première nuit en Mini

Comme toute belle aventure qui se recpecte, celle-ci a commencé par de la route en R21 Nevada et s’est terminée au McDo.

 

Mon bateau étant à La Rochelle je me devais de le remonter au plus tôt le préparer, et me préparer, au plus vite pour la première course d’avril. De plus, beaucoup d’équipements sont associés au bateau. Je devais donc d’une part remonter le bateau par la mer et d’autre part remonter les équipements par la route.

 

Le plan était le suivant : descendre à trois à la Rochelle vendredi soir. Samedi midi après les formalités d’achat du bateau, deux le convoient par la mer jusqu’au port le plus proche de Brest, le dernier remonte avec la Nevada en Bretagne sud et récupère les deux autres dans le port d’escale.

 

Grâce à Lucie et Marin le plan a pu se réaliser à la perfection mais non sans inquiétudes.

La première fut la météo qui n’arrivait pas se décider sur le vent que nous allions rencontrer. Même si tous les modèles météorologiques prévoyaient du vent de Sud-Ouest prépondérant, certains nous annonçaient un gros coup de vent le dimanche matin. La situation était en fait assez particulière avec une dépression à trois creux. Pour toutes questions de l’ordre météorologique sur notre convoyage, contactez Kevin Bloch qui nous a interprété tout ça et restitué sous forme de texto que nous recevions pendant la navigation.

 

La deuxième inquiétude fut de descendre à la Rochelle depuis Brest avec la Nevada vingt ans d’âge. Je ne vous énumère pas les pépins techniques que possède la voiture mais ça ne s’arrête pas à la fenêtre électrique droite qui ne marche pas. Nous sommes partis vendredi dernier en soirée, retrouver Marin chez lui à Nantes puis nous avons repris la route le samedi matin pour La Rochelle, sans soucis.

 

La troisième inquiétude fut que nous n’avions jamais navigué sur le bateau ni même sur un autre Mini. Arrivés à La Rochelle, nous avons fait l’inventaire des voiles et du matériel, puis les papiers. Tout s’est bien passé sauf que la coque était sale et avec des algues de la taille de ma main. Un état coque comme celui-ci n’aide pas la performance du bateau et même en convoyage, c’est important d’aller vite pour moins se fatiguer.

 

Le matériel supplémentaire qui comportait trois grands voiles fut chargé dans la Nevada. À cause des grands voiles qui dépassaient du coffre nous avons dû le fermer avec un bout.

Imaginez une vielle Nevada chargée à bloc avec des GV, des spis, des focs et autres qui sortent du coffre, qui bouchent la vue du rétroviseur central et de droite, et 4h de route à faire jusqu’à la Bretagne sud. À côté de ça un petit voilier que vous ne connaissez pas, sans moteur qu’il faut remonter au-delà de l’ile de Ré, de Yeu et même de Belle-Ile si possible. Quel retour est le moins risqué ? Je ne sais toujours pas.

 

Après avoir fait un tour un propriétaire pour s’approprier le bateau, nous avons décidé de partir vers 15h pour attendre que le vent se calme à moins de 20 nœuds et que le courant du flot diminue pour le passage du pont de l’Ile de Ré. Malheureusement le GPS ne récupérant pas de connexions satellites, nous avons fait notre route grâce à un logiciel de navigation sur nos téléphones.

 

Marin et moi sommes partis sous un grand soleil avec 15 nœuds de vent. Le bonheur de naviguer sur son bateau a repoussé mes inquiétudes. Plusieurs ris sur la grand-voile immense ont vite été pris, jusqu’à trois derrière l’Ile de Ré.

Après avoir dépassé le phare des Baleines, les vagues ont commencé à grossir jusqu’à 3 mètres et le vent mollir. On a envoyé une voile appelée code 5 que l’on pas quittée de la nuit.

De son côté Lucie était arrivée à destination avec la Nevada. Première victoire !

Pendant la nuit, il y a eu ces moments magiques où la lune sort des nuages et un banc de dauphins accompagne le bateau. Nous avons beaucoup échangé la couchette pour ne pas s’endormir à la barre. La nuit fut froide mais pas glaciale.

Après deux empannages nous avons dépassé Yeu dans son Est vers 2h du matin. Au large de Noirmoutier, alors qu’il faisait encore nuit, de gros grains nous ont surpris par leur force impliquant quelques départs au lof (traduction : ça a penché beaucoup). Vers midi nous avons découvert la rassurante cote de Belle-Île. La suite fut assez ventée au large de la presqu’île de Quiberon associée à une refusante qui nous fit changer notre voile code 5 pour une autre voile plus plate appelée gennaker.

 

La fin du convoyage s’est terminée à toute vitesse sous gennaker, en longeant les plages d’Erdeven jusqu’à Lorient où nous sommes arrivés vers 17h. À notre arrivée au ponton, nous avons été chaleureusement accueillis par Lucie et deux autres amis.

 

Après avoir tout bien rangé et amarré, vous l’aurez compris, on a fini au McDo !

Merci à ceux qui nous suivis en direct sur l’eau grâce au système AIS. (https://www.vesselfinder.com/  chercher : « Mini Explorer »)

Ce convoyage a encore mis un grand coup d’accélérateur au projet.

J’ai hâte de le remonter jusqu’à Brest et faire naviguer ceux qui le souhaitent.

 

 


2 commentaires sur “Première nuit en Mini”

  • 1
    Nicolas le 6 mars 2018 Répondre

    Bravo , bon courage et bon vent , nous allons suivre tes exploits
    Bisous de Véronique et Christian

    • 2
      Hugo le 6 mars 2018 Répondre

      Merci à vous ! Je vous faire suivre mes aventures et j’espère que ce sera des exploits 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *